Organisation et Ecologie au Quotidien

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Vache à lait

Nos habitudes alimentaires jouent un rôle essentiel sur notre état de santé physique et mentale. Avec la crise écologique mondiale actuelle, le mode de consommation de chacun a une influence non négligeable sur les émissions de gaz à effet de serre, la préservation des ressources et la protection des espèces animales et végétales. Cet article fait un état de l’art des impacts environnementaux des différents types de produits, définit les habitudes alimentaires souvent mal comprises pour conclure sur l’influence de chaque régime sur l’écologie et la santé.

 

 

Impacts environnementaux des aliments

Les impacts environnementaux des aliments énumérés ci-dessous sont pour beaucoup mesurés à l’échelle industrielle car cette dernière méthode est la plus courante.

Source : Amis de la terre

Les élevages artisanaux d’animaux terrestres et marins sont plus respectueux envers l’environnement et envers les conditions de vie des espèces mais leur impact n’est pas négligeable pour autant.

 

Les produits issus de l’élevage d’animaux

Selon viandeinfo, la production de produits d’origine animale comme la viande et les produits laitiers sont responsables de 14,5% des émissions de gaz effet de serre, de 63% de la déforestation en Amazonie, de l’épuisement des ressources en eau avec 7900 litres par kilo de protéine carnée (sans compter l’eau de pluie), de la pollution des rivières, et de la souffrance animale.

Selon l’INRA, les gaz à effet de serre majoritairement émis sont le dioxyde de carbone (CO2), le protoxyde d’azote (N2O) et le méthane (CH4). L’émission de CO2 est causée par la production, le transport des céréales et la consommation d’énergie (fuel, électricité) pour alimenter les bâtiments et les machines agricoles. Le N2O provient de l’épandage d’engrais et le CH4 provient des rejets issus de la digestion des animaux.

La déforestation permet de libérer de l’espace pour créer des élevages intensifs et des monocultures à perte de vue pour produire des céréales comme le soja permettant de nourrir le bétail. En effet, la destruction d’hectares d’arbres entraine la disparition d’espèces chassées de leur habitat naturel, voire tuées, perturbe le cycle de l’eau et appauvrit les sols. De plus, l’élevage de prairie, ayant un impact environnemental plus faible, nécessite 1,5 grand bovin de 600kg par hectare sachant qu’uniquement 37% environ du poids de l’animal est consommable.

L’élevage émet des quantités importantes de nitrates, de phosphates et d’autres substances, provenant des excréments et des produits ajoutés, s’accumulant dans l’eau et provoquant la prolifération des algues vertes. De plus, l’ammoniac produit par l’élevage se dissout dans les précipitations et provoque des pluies acides.

Les premières victimes de l’exploitation sont les animaux souvent enfermés, gavés, maltraités, inséminés de force, mis à l’étroit et séparés de leurs petits pour augmenter la productivité de l’industrie. L’association L214 publie des enquêtes dénonçant les conditions de vie imposées à ces êtres vivants ; la dernière traitant des vaches à hublot permettant d’effectuer des tests sur le fonctionnement de la digestion des bovins pour optimiser leur alimentation. 

 

Les produits issus de la pêche

Selon Viandeinfo, la pêche représente 90 millions de tonnes de poissons chaque année, génère une surexploitation de 29% des ressources marines et entraine la mort de milliers de milliards de poissons par décompression et suffocation.

La pêche génère une réduction massive du nombre de poissons vivant dans les océans entrainant la disparition des puits de carbone (entités naturelles ou artificielles extrayant et séquestrant du carbone présent dans l’atmosphère et réduisant l’effet de serre). En effet, les poissons contribueraient pour au moins 3 à 15% aux puits de carbone océaniques.

La surpêche a des conséquences écologiques dramatiques comme la pollution, la dégradation de la qualité de l’eau et le changement climatique anthropique. Cette activité entraine la destruction de lieux de vie et la disparition totale d’espèces. De plus, les nouvelles technologies permettent de récupérer des poissons dans des eaux de plus en plus profondes pour atteindre des espèces ayant souvent une longévité supérieure et atteignant tardivement l’âge de reproduction.

Le chalutage en profondeur consiste à racler les fonds marins avec de grands filets. Comme expliqué dans l’article de Greenpeace, cette technique est catastrophique car elle détruit les écosystèmes en anéantissant les habitats, les récifs éponges et les colonies coralliennes ayant mis des siècles à se développer. De plus, le chalutage de grand fond consomme énormément de carburant et génère très peu d’emplois.

Comme les bovins, les porcs et les poules, les poissons sont des animaux pouvant ressentir la douleur. La capture de poissons sauvages peut être très longue, de quelques heures à quelques jours. L’agonie des ces êtres vivants peut être due à l’écrasement dans les filets, la suffocation au contact de l’air, la dissection à vif et la réfrigération avant leur mort. De plus, certaines espèces se retrouvent piégées dans des accessoires de pêche perdus voire elles sont relâchées sans vie suite à une prise involontaire.

 

Les produits issus de l’agriculture végétale

La production de produits issus de l’agriculture végétale est responsable de dix à cent fois moins d’émissions de gaz à effet de serre que l’élevage (0,15 kg C02eq/kg pour les légumes frais, 1.92 kg CO2eq/kg pour les amandes), nécessite 4650L d’eau (hors pluie) pour 1kg de protéines végétales (hors certaines noix comme les pistaches avec 8200 L/kg et les amandes avec 6800 L/kg) et peut détruire la biodiversité par l’utilisation de produits chimiques. Les chiffres sont détaillés dans sur le site de Planet vie et dans le rapport de Uwe R. Fritsche et d’Ulrike Eberle.

Selon Conservation Nature, l’utilisation de produits chimiques (pesticides, herbicides, insecticides et fongicides), les techniques agricoles (labour, fertilisation, épandage et mécanismes de récoltes) et l’arrosage des cultures sont les causes majeures de la réduction de la biodiversité par la destruction de la pédofaune, des oiseaux environnants ou le dérèglement des écosystèmes aquatiques.

 

Les différentes habitudes alimentaires

Les habitudes alimentaires suivantes sont présentées du plus grand consommateur de viande au moins grand (en considérant les recommandations). Le terme « régime » est à prendre au sens d’habitude alimentaire et non comme un objectif de perte de poids.

 

Le régime paléo

Selon Paleodiet, l’alimentation paléo est basée sur la nourriture disponible et mangée par les humains durant la période paléolithique c’est-à dire des produits très riches en nutriments et non transformés. L’idée principale est que si les humains n’étaient pas capables de consommer de la nourriture mille ans avant l’agriculture industrielle, la domestication des animaux et les moyens de fabrication agro-alimentaire modernes, alors les humains ne devraient pas consommer ce type d’aliments aujourd’hui car le corps n’est pas adapté. Les technologies actuelles de transformation de la nourriture ont évolué très vite ces derniers siècles et n’ont pas permit au corps humain de s’adapter à l’ingestion de ces types d’aliments. En effet, le fonctionnement de la digestion et les besoins nutritionnels du corps se sont développés par les Hommes du Paléolithique car ils devaient s’adapter à la nourriture environnante. 

Source originale : Dreamstime

Les personnes suivant cette alimentation mangent des viandes issus d’animaux nourris à l’herbe (non transformés), de poissons et crustacés de tous types, de fruits frais, de légumes frais pauvres en amidon, des oeufs, des noix (hors légumineuses), des graines (hors céréales), des huiles de bonne qualité et des formes naturelles de sucre comme le miel ou le sirop d’érable.

Les aliments tels que les céréales, les légumineuses et les haricots ne sont pas considérés « paléo » car ils demandent des moyens d’extraction, et un temps de cuisson trop élevé pour être consommés lors de l’ère paléolithique. De plus, ces types d’aliments génèrent des troubles de digestion chez de nombreuses personnes, prouvant la non compatibilité de ces aliments avec le corps humain.

 

Le régime cétogène

Selon l’AFDN, l’alimentation cétogène est très riche en lipides (graisses) et pauvre en glucide (sucres). Ce régime nécessite le suivi d’un professionnel car cette façon de se nourrir est thérapeutique et doit être rigoureusement effectuée pour générer le processus de cétose du corps. En effet, l’apport énergétique, assuré par le glucose dans une alimentation standard, est dans ce cas assuré par les corps cétoniques comme l’acétone ou l’acétoacétate.

Source : Easyketo

Tous les aliments sont autorisés sauf les produits industriels sucrés (sodas, jus, gâteaux,…), les produits à base de céréales (blé, riz, maïs, quinoa, sarrasin,…), les pommes de terre, les fruits (hors myrtilles, citron, olives,… qui sont peu sucrés) et les légumineuses. Le détail des produits consommés par les personnes suivant un régime cétogène est disponible sur les sites regimecetogene et regimeketo.

 

Le régime omnivore

Le régime omnivore est le régime « standard » pour l’être humain et cette alimentation prend en compte tous les aliments. Les proportions idéales de chaque type de produits sont définies par des organismes de santé comme l’INPES et des laboratoires comme l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail (ANSES).

Source : mangerbouger

Les êtres vivants omnivores se nourrissent en fonction de ce qu’ils trouvent dans leur environnement et des besoins pour assurer les apports nutritionnels nécessaires à l’organisme. Cependant, la croissance de l’industrialisation, la facilité d’accès et les normes sanitaires entrainent des déséquilibres dans cette alimentation. En effet, les produits transformés sont souvent trop riches en sucres ou en graisses, l’être humain (de pays développés) a une tendance à trop manger à cause de l’abondance de nourriture environnante et beaucoup d’aliments sont vidés de leurs nutriments à cause de processus comme la pasteurisation ou le traitement UHT (Ultra Haute Température).

 

Le régime flexitarien

Le régime flexitarien est un rééquilibrage alimentaire visant à réduire sa consommation de viande en se rapprochant d’une alimentation végétarienne. Cette habitude alimentaire s’accompagne d’une diminution de produits transformés, trop gras, trop sucrés et trop salés. Les protéines animales sont remplacées par des protéines végétales présentes dans les légumineuses et les céréales.

Comme son nom l’indique, le régime flexitarien permet de manger tous les aliments de façon flexible. La différence avec le régime omnivore repose sur la quantité et la qualité des produits consommés.

 

Le régime pescétarien

Le régime pescétarien est basé sur la consommation de végétaux tels que les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales et les graines. Cette alimentation exclut les chairs animales terrestre (viandes) et permet la consommation de poissons, crustacés,…

 

Le régime végétarien

Le régime végétarien est basé sur la consommation de végétaux tels que les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales et les graines. Cette alimentation exclut tous les aliments issus de la chair animale (poisson et viande) mais permet la consommation de produits issus de l’élevage tels que les produits laitiers, les oeufs et le miel.

 

Le régime végétalien

Le régime végétalien exclut tous les aliments issus de l’agriculture animale (viande, poisson, produits laitiers, oeufs, miel,…).

Source : Vegactu

Cette habitude alimentaire est à différencier du véganisme étant un mode de vie alliant une alimentation végétalienne à des habitudes de vie excluant le port de vêtements fabriqués avec des matières provenant d’animaux (fourrures, cuir,…), les distractions impliquant des animaux (cirques, zoos,…), les cosmétiques dont les essais ont été effectués sur des animaux. En général, le véganisme est un mode de vie basé sur le respect des autres espèces en évitant tout élément nécessitant l’élevage, l’abattage et l’implication non consentante d’animaux.

 

Le régime crudivore

Selon Passeportsante, le régime crudivore implique des aliments crus uniquement à l’exception des produits germinés et fermentés voire cuits à une température inférieure à 40°C. En effet, la cuisson peut altérer les aliments voire détruire certaines vitamines (comme la vitamine C, très fragile). De plus, l’association des aliments dans l’assiette est très importante (éviter de mélanger fruits acides et sucrés par exemple). 

Source : La santé dans l'assiette

Comme mentionnés dans Santé sur le net, les crudivores consomment des fruits et des légumes, des graines germées, des légumineuses, des herbes, des oléagineux et en moindre proportions, des produits laitiers non pasteurisés, des oeufs crus, des viandes crues et des poissons crus. Cependant, la viande de porc, la pomme de terre et les céréales (riz, pâtes, pain,…) sont exclus car nécessitent une cuisson trop importante.

 

Habitudes alimentaires et impacts environnementaux

Comme évoqué dans la première partie de cet article, tous les régimes alimentaires impliquant des produits d’origine animale à l’échelle industrielle sont catastrophiques pour l’environnement.

Le régime paléo inclus uniquement de la viande issus d’animaux élevés en plein air et alimentés avec de l’herbe. Cependant, ce type d’élevage nécessite de grands espaces potentiellement non disponibles avec une population humaine croissante.

L’image ci-jointe de Viandeinfo compare les émissions de gaz à effet de serre selon l’alimentation.

Les résultats sont cohérents avec les éléments évoqués dans la première partie. En effet, plus une alimentation est végétalisée, plus cette dernière aura un faible impact carbone. Cependant, ces études sont souvent cantonnées à l’aspect industriel sans prendre en compte les effets d’une agriculture durable. La vidéo de Ma ferme autonome met en avant qu’une alimentation purement végétale peut avoir des conséquences dramatiques avec la disparition des insectes causées par la monoculture.

Selon notre lieu de vie et notre accès à la nourriture, l’habitude alimentaire la plus écologique peut varier. Choisir un régime paléo en vivant dans une capitale semble être un pari difficile alors qu’une alimentation végétale semble être plus appropriée notamment avec l’augmentation du nombre de magasins bio, de coopératives et d’AMAP. Avoir la possibilité d’élever des poules dans un principe gagnant-gagnant (nourriture et sécurité contre des oeufs frais), de pouvoir produire ses propres légumes avec un potager, ses propres fruits dans son jardin et de pouvoir échanger directement avec le producteur sont des facteurs jouant un rôle très important pour réduire notre impact environnemental.

Avec l’éveil des consciences actuel, l’accès à une nourriture plus saine et moins industrielle est plus facile. Nous avons la possibilité de nous renseigner et de faire le choix le plus juste selon nos valeurs, le mode de vie que nous souhaitons bâtir, de notre lieu et conditions de vie.

Le film documentaire Cowspiracy permet de se rendre compte de l’impact environnemental des élevages d’animaux et de la pêche et met en lumière les effets d’une alimentation plus végétale.

 

Habitudes alimentaires et impacts sur la santé

Bienfaits et effets néfastes

Alimentation paléo : le corps des personnes vivant dans la société moderne sont incapables d’extraire l’énergie et les nutriments des aliments comme les céréales, les légumineuses, les produits laitiers et les aliments enrichis en sucre. Cette difficulté à s’adapter entraine les maladies connues actuellement comme le cancer, l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaire et auto-immunes. Selon certaines observations, l’état de santé des personnes suivant le régime paléo sont excellents avec amélioration de leur conditions cardiaques, perte de poids, réduction des effets des maladies auto-immunes, du diabète,… 

Alimentation omnivore : le cancer, le diabète, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires se retrouvent beaucoup chez les omnivores (alimentation très communes). En effet, la nourriture accessible à l’heure actuelle est très souvent transformée voire ultra-transformée avec des additifs et des conservateurs en tout genre et provenant de conditions de production parfois douteuses. De plus, les personnes omnivores respectent rarement les recommandations des organismes de santé proposant de manger cinq fruits et légumes par jour et ont une tendance à avoir une alimentation trop riche en protéines, en sucre, en sel, en gras et trop pauvre en fibres, en minéraux.

Alimentation cétogène : la cétose peut avoir des effets bénéfiques pour la santé et peut permettre la perte de poids. En effet, cette méthode pourrait être une bonne parade contre l’épilepsie et le diabète et des expériences sont menées pour l’utiliser dans le traitement de certains cancers et maladies neurodégénératives. Cependant, une mauvaise gestion du régime cétogène peut entrainer des carences et une fatigue extrême. Comme décrit dans La Nutrition, cette alimentation permet la perte de poids par la diminution de l’appétit, l’augmentation de la dépense énergétique pour produire du glucose (néoglucogénèse) et diminution de l’insuline donc du stockage d’énergie sous forme de graisses.

Alimentation végétarienne/végétalienne : les alimentations à base de végétaux ont démontrés leur efficacité dans la prévention de cancers, de diabète et de maladies cardio-vasculaires. Les documentaires What the Health et La santé dans l’assiette démontrent très bien les effets des produits d’origine animale et d’une alimentation à base de végétaux sur la santé.

Source : La santé dans l'assiette

Alimentation crudivore : le site Mr plantes justifie qu’une alimentation crudivore aurait des bienfaits sur le cerveau, sur le coeur, sur les reins, sur le foie, sur le sang, sur les poumons, sur l’estomac, sur l’intestin, sur les dents et les os. 

 

Les compléments alimentaires

Pour l'alimentation végétarienne mais surtout végétalienne, la question des compléments alimentaires se pose. En effet, les chairs animales contiennent de la vitamine B12, du fer, des oligo-éléments, le lait contient du calcium et les poissons et les crustacés contiennent de l’iode comme indiqué dans Le Figaro. 

Le fer est davantage assimilable accompagné de vitamine C et cet élément se retrouve dans de nombreux légumes comme le calcium. L’iode peut se retrouver dans les sels iodés. Ainsi, les végétariens et les végétaliens suivant une alimentation variée et bien structurée peuvent-ils assurer les apports nécessaires en fer, en calcium et en iode.

Source : La santé dans l'assiette

Le site Vivelab12 (comme de nombreux professionnels de santé) conseillent aux personnes végétaliennes ou ayant fortement réduit leur consommation de produits d’origine animale (en variété et en fréquence) de se complémenter en vitamine B12 ou consommer des produits enrichis. En effet, une carence en cette vitamine peut détériorer le sang, le système nerveux, le cerveau, l’ADN et le renouvellement cellulaire. Une personne suivant un régime végétalien doit donc se complémenter suivant l’un des quatre schémas suivants.

  • 1 microgramme trois fois par jour;
  • 10 microgrammes une fois par jour;
  • 2 000 microgrammes une fois par semaine ou;
  • 5 000 microgrammes une fois toutes les deux semaines.

Vivelab12 donne les recommandations pour les enfants selon les tranches d’âges car ces derniers sont plus fragiles face à une carence en vitamine B12.

Le site Vitamine B12 explique très clairement comment les différentes molécules dérivées de la cobalamine (vitamine B12) agissent sur le corps. Pour un complément alimentaire efficace, privilégiez la Méthylcobalamine, qui avec l'Hydroxocobalamine, est une molécule naturelle.

La Cyanocobalamine, meilleure marché, est une molécule de synthèse à éviter car elle peut être toxique (Cyanure) et générer des réticulations dans les cellules. Elle nécessite quatre processus métaboliques différents pour l’absorber. Elle épuise les éléments du groupe méthyle (pour former de la méthylcobalamine) et possède donc une faible capacité d’action.

Les omnivores et les flexitariens dont la viande n’est pas à la base de leur alimentation comme pour les alimentations paléo et cétogène doivent se renseigner sur les apports en B12 selon les produits consommés. Passeportsante donne les chiffres ci-dessous pour évaluer la quantité d’aliments à ingérer corrélé à un mode de cuisson pour assurer ses apports quotidiens en cette vitamine. La B12 est sensible à la chaleur. Moins l'aliment est cuit, plus il est chargé en B12.

  • 100g de palourdes (conserve) : 99 microgrammes
  • 100g de foie de boeuf (cuit) : 71 à 83 microgrammes
  • 100g de thon grillé : 11 microgrammes
  • 100g de sardines (en conserve avec arêtes) : 9 microgrammes
  • 100g d’abats de poulets (mijotés) : 9 microgrammes
  • 30 à 60g (2 à 4 jaunes) oeufs (jaune uniquement et crus) : 3 microgrammes
  • 100g de boeuf et veau (toutes parties et cuites) : 2 à 4 microgrammes
  • 100g d’agneau (toutes parties et braisées) : 2 microgrammes
  • 100g d'oeufs durs soit 2 oeufs : 1 microgramme
  • 100g de poulet cuit : 0,5 microgramme

Des chiffres ci-dessus, nous pouvons comprendre qu’il faudrait manger 100g de viande ou de poisson au moins une fois par jour pour assurer ses apports en vitamine B12. De plus, les symptômes d’une carence peuvent prendre des mois voire des années pour se manifester car l’organisme est fortement capable de garder des réserves en B12. 

Comme mentionné par Vivelab12, la plupart des élevages complémentent leurs animaux en B12 de qualité inférieure (impure) pour végétaliser l’alimentation des animaux dans l’optique d’abaisser les coûts de production et de rentabiliser ces filières.

 

(Illustration couverture : album Atom Heart Mother, Pink Floyd)

2020-02-03 - Petits compléments concernant la B12

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Commenter cet article

Ben 13/12/2019 09:50

que des chiffres faux, des infos biaisées et des exagérations. Le tout se basant sur un site de propagande végane...

Famille Royer 13/12/2019 12:27

Tous les chiffres évoqués dans cet article, sont sourcés par des liens dans l'article. Un chiffre tel que 15 000 L (ou 15 500 L) d'eau nécessaires pour fournir 1 Kg de viande se retrouve même dans le livre de Nicolas Hulot - "Le Syndrome du Titanic" - Edité chez Calmann-Lévy en août 2004. Vous voyez, les chiffres ne datent pas d'hier ! Par contre votre commentaire est très empirique, avec 3 mots non fondés (Faux, biaisées et exagérations), laissant penser que vous pourriez être un Troll.

Clément 12/09/2019 13:04

Les habitudes alimentaires sont dures à changer. Il faut garder en tête que notre système nous incite à consommer davantage de produits alimentaires provenant des animaux terrestres. Il faut du temps pour que cela change.